LA DANSE DES MOTS, billet quotidien, avec Oomark 

GOLF (31/3/10)

  • J’ai pris une dizaine de cours particuliers au Golf d’Auteuil et voici ce que j’en ai retenu :
  • Une fois maîtrisées l'adhérence et la position, tout ce qu'il faut garder à l'esprit, dans l’intervalle des deux secondes que va durer le swing, c’est de garder votre coude gauche pointé vers votre hanche gauche tout en laissant votre bras droit décontracté et surtout plus proche du corps que votre bras gauche, avant de positionner la tête du club à hauteur de votre genou droit puis de casser les poignets exactement à l’instant où votre bras gauche se déplace toujours horizontalement en retrait de la balle, alors que votre bras droit reste quant à lui collé au corps et que vos hanches entament un arc de cercle parfait – mais attention ! sinon c’est la cata : déportez votre poids de 60 % sur le pied gauche et de 40 % sur le pied droit – au gramme près – et juste au bon moment lorsque vous êtes en train de replier le genou gauche de l’intérieur vers la droite dans un mouvement de glissement jusqu'à ce que le talon gauche décolle du terrain, mais pas trop, en vous assurant que les mains soient bien à la verticale du pied droit, mais davantage à la hauteur du gros orteil qu’à la hauteur du talon, en inclinant toutefois le côté gauche du pied droit qui doit se trouver en porte-à-faux sur le sol – mais pas trop quand même – et en vérifiant que les mains agrippant le haut du swing soient en position d’élévation et que le manche pointe le long d'une ligne parallèle au sol et, si vous êtes en position de balle descendante, assurez-vous que le manche fasse également un mouvement de descente, puis observez une pause à l’apogée du swing et enfin comptez jusqu’à un, jetez alors le bras gauche directement vers le bas tel un sonneur en train de carillonner ou en train d’agiter le tocsin, sans pour autant désarmer les poignets trop tôt, puis pivotez la hanche gauche autour d'un cercle imaginaire, en prenant soin de ne pas laisser les épaules pivoter au même rythme que les hanches – qui doivent s’arrêter résolument face au trou concerné – et maintenant déportez le poids de 60 % sur le pied gauche et de 40 % sur le pied droit – au gramme près – et inclinez le pied gauche jusqu’à ce que son côté droit soit bien en ligne (c’est celui sur lequel vous allez exercer la pression) et bien sûr surveillez la main gauche qui est censée être en extension, mais pas trop raide sinon le coup sera foireux, et ne la laissez pas se décontracter sinon pour êtes parti pour un crochet intérieur, puis libérez les poignets sans forcer pour autant – sinon le coup fera pschitt ! – et n’amortissez pas trop tôt et surtout gardez votre tête tournée vers le bas, et maintenant… ALLEZ-Y, FRAPPEZ LA BALLE !

*******

PAPOUILLES (29/3/10)

*******

PENDULES A L'HEURE (28/3/10)

  • Au premier tour des régionales, on a décompté 53 % d’abstentions, 11,7 % de voix FN, 8,6 % de voix NPA ou Front de Gauche. Autant de voix « protestataires ».
  • Les partis « non protestataires » se sont in fine partagés 27 % des voix.
  • Au second tour, on a décompté 48,79 % d’abstentions, 2,32 % – en fait 4,54 % des votants – de votes blancs ou nuls, 9,17 % de voix FN, 6,67 % de voix Front de Gauche ou Divers Gauche.
  • Les partis « non protestataires » se sont ainsi partagés 33,05 % des voix.
  • Voilà qui remet les pendules à l’heure.
  • Dans la marine, un officier des montres était chargé de coordonner quotidiennement tous les mécanismes installés à bord. Il fallait les remettre à l’heure pour des raisons de navigation évidentes.
  • La Révolution avait instauré un système décimal qui divisait la journée en 10 heures. Une heure décimale équivalait à 2 heures 24 minutes sexagésimales. La remise à l’heure était épisodiquement nécessaire ; mais le calcul était aussi complexe que celui de l’euro par rapport au franc.
  • Et à coup sûr, les 27 membres du Mossad avaient mis leurs pendules à l’heure avant d’entamer leur délicate mission dubaïote.
  • Mettre les pendules à l’heure, c’est donc rétablir une vérité, souvent détournée par des… partis pris.
  • To set the record straight.

*******

LE MODEM MORTIFIE (27/3/10)

*******

TAXE CARBONE (24/3/10)

  • *******

BAC ELITE (22/3/10)

  • Les copies du bac 2009 montrent de nets progrès en orthographe.
  • Les correcteurs ont ainsi chaudement félicité les auteurs de ces lignes :
  • On peut suivre une rivière dans en sens en amont et dans l'autre sens en l'avalant.
  • Les quatre points cardinaux sont le haut, le bas, l'est et l'ouest.
  • La mer des caraïbes baigne les lentilles françaises.
  • L'eau de mer sert, en particulier, à remplir les océans.
  • La Terre tourne en rond dans un sens et en travers dans l'autre sens
  • Comme Bonaparte, Jules César pouvait dicter plusieurs lettres à la fois, c'était un dictateur.
  • L'ordinateur peut faire plus de calculs que le cerveau de l'homme car il n'a que ça à faire.
  • Une bouteille d'eau explose s'il gèle car, sous l'effet du froid, l'eau devient un explosif.
  • En cas de grossesse, on fait une chorégraphie.
  • Un corps lâché d'une certaine hauteur choisit toujours de tomber.
  • Les dolmens étaient des espèces d'abribus postés tous les 100 mètres.
  • L'histoire de Rome commence en 753 avenue Jésus Christophe.
  • Les amazones étaient comme les femmes, mais encore plus méchantes.
  • Jeanne d'Arc voyait des apparitions invisibles.
  • Au Moyen-âge, la bonne santé n'avait pas encore été inventée.
  • François 1er était le fils de François 0.
  • C'est Richelieu qui fonda la Star Académie française.
  • Le pôle est recouvert de glace : c'est la capote glaciaire.
  • Dans le monde, il n'y a que la France qui n'est pas un pays étranger [ndlr : concordance des temps !].
  • Le Mexique était autrefois le pays des pastèques.
  • La Suisse est une fée des rations.
  • Socrate parlait beaucoup car il avait la langue bien pendante.
  • Au pluriel on dit des "cristaux" car il y a plusieurs cristals.
  • Le sonnet est formé de deux quatrains et de deux tiercés.
  • Toute sa vie, Montaigne a voulu écrire mais il n'a fait que des essais.
  • A la fin de sa vie l'écrivain Hemingway s’est suicidé pour mettre fin à ses jours.


*******

ITALIANISMES (22/3/10)

  • Circulaire récente du PdG d’IBM Italie : « Au sortir de notre établissement romain, un groupe de fonctionnaires porte à notre attention un problème relatif à l’usage de la langue locale. Il semblerait que notre personnel ait recours à des locutions peu conformes à la dignité et la réputation de notre firme. Dorénavant, tout le personnel sera tenu de respecter les règles suivantes : »
  • Des mots tels cazzo, porca puttana ou mi sono rotto il cazzo et autres expressions assimilables ne seront plus tolérées, même pour souligner tel ou tel contrat.
  • Il est désormais interdit de rétorquer ha fatto una cazzata pour marque une erreur, ou se lo stanno inculando pour commenter une réprimande, ou che stronzata pour souligner une faute majeure. Toutes les formes et dérivés de cagare sont inappropriées et inacceptables dans notre secteur.
  • Sous aucun prétexte un chef de service ne pourra être qualifié de figlio di puttana, coglione, ou autres testa di cazzo.
  • Il est interdit de désigner un manque de motivation par quelconque mancanza di palle et les personnes manquant d’initiative ne pourront en aucun cas être traitées de bradipo ou autres cagone.
  • Il est interdit de qualifier toute initiative douteuse émanant de la direction de cagate mentali idee del cazzo.
  • Lorsque quelqu’un a les dents longues, il est interdit de suggérer come rompe le palle ou autres ha rotto i coglioni ; lorsqu’un collègue est en difficulté, évitez le commentaire gli fa ancora male il culo. De même, interdit de prononcer siamo nella merda (voir point # 2) ou autres ci hanno aperti lorsqu’une tâche semble insurmontable.
  • Lorsque vous voulez qu’un collègue vous laisse tranquille, éviter de lancer vattene affanculo et interdit de dire che cazzo vuoi? à la place de puis-je vous aider ?
  • Sous aucun prétexte, vous ne devez qualifier vos aînés de vecchi stronzi.
  • Ne maugréez pas me ne sbatto lorsqu’on vous présente un projet, et ne répondez jamais ciucciami il cazzo lorsqu’on fait appel à vos services.
  • Ne qualifiez pas votre partenaire de frocio ou mignotta ; les orientations sexuelles de nos collaborateurs se passent de commentaires tels culattone ou autres bagascia.
  • Last but not least, après avoir pris connaissance de ce billet, ne lancez pas mi ci pulisco il culo. Contentez-vous de veiller à sa propreté et de respecter l’environnement.

*******

EN VOITURE SIMONE ! (19/3/10)

  • Simone Veil se trouve désormais aux manettes de la langue française.
  • En voiture !
  • C'est en 1929 que Simone Louise de Pinet de Borde des Forest, née à Royan en 1910, obtient son permis de conduire.
  • Jusqu'en 1957, elle participe à de nombreuses courses et rallyes, associant son prénom à l'emblème de la mâlitude.
  • Dès 1962, naissance d'Intervilles. Guy Lux y apostrophe systématiquement sa co-présentatrice Simone Garnier ; « En voiture Simone ! ».
  • Il contient ainsi l'écrasante culture de son comparse Léon Zitrone.
  • L'expression s'enrichit ensuite d'une queue stylistique dans Le Tango d'Intervilles : « En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes ! ».
  • En 1965, Costa-Gavras, dans « Compartiment tueurs », reprend l'expression à destination de Simone Signoret.
  • Contrairement aux paronomases (à la tienne, Etienne, en voiture, Arthur, en selle, Marcel/le, fonce, Alphonse, tu papotes charlotte ou autres qui vivra verra),« en voiture Simone » perdure grâce à sa scansion mais aussi aux muses que sont visiblement les Simone.
*******

LE CERCLE DES POETES DETENUS (17/3/10)

  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Souvent j’étais seul avec mon silence
  • De me dire qu’il fait déjà nuit et qu’il faut déjà rentrer
  • Dans une chambre vide et personne pour me consoler
  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Je connaissais déjà l’adolescence
  • J’avais deux amis et ma vie commençait
  • Avec des jeunes filles que je charmais.
  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Je marchais avec une certaine assurance
  • La vie s’ouvrait devant moi
  • Déjà je me doutais que j’aurais eu des problèmes avec la loi
  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Ma mère se vendait sans aucune offense
  • Alors au lieu de devenir avocat je me suis mis hors la loi
  • Où il a fallu que je me batte avant de devenir le roi
  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Je peux dire que j’ai connu la souffrance
  • Depuis mes deux amis sont partis au ciel
  • Où la mort avait rendez vous avec eux dans une petite ruelle
  • Sur le boulevard de mon enfance
  • Aujourd’hui je prie et en silence
  • Car beaucoup d’années se sont passées
  • Où je vais aller les rejoindre car je me sais condamné.
  • Sur le boulevard de mon enfance.

    Jean-Jacques, qui réside à Fresnes depuis un bon bout de temps

    Lu sur http://lecercledespoetesdetenus.org/

*******

LA VACHE ET LE SYSTEME (15/3/10)

  • Socialiste : Vous avez deux vaches. Le gouvernement prend l'une et donne l'autre à votre voisin.
  • Libéral : Vous avez deux vaches. Votre voisin n'en a pas. Quel est le problème ?
  • Démocrate-chrétien : Vous avez deux vaches. Vous en gardez une et donnez l'autre à votre voisin.
  • Écolo : Vous avez deux vaches. Votre voisin n'en a pas. Vous vous sentez coupable de cette injustice. Vous organisez des primaires pour établir le bureau qui va taxer les vaches. Il faudra donc en vendre une pour vous acquitter. Les membres du bureau prennent l’argent et achètent une vache qu’ils donnent à votre voisin. Vous vous sentez en paix avec vous-même.
  • Communiste: Vous avez deux vaches. Le gouvernement saisit les deux et vous fournit le lait.
  • Facho: Vous avez deux vaches. Le gouvernement prend les deux et vous vend le lait. Vous rejoignez un mouvement clandestin et lancez une campagne de sabotage.
  • Démocrate américain : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous impose à tel point que vous devez les vendre toutes les deux pour venir en aide à pauvre hère résidant à l'étranger qui lui n'a qu'une seule vache, elle-même cadeau du gouvernement américain.
  • Capitaliste : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une pour acheter un taureau, en vue de constituer un troupeau.
  • Bruxelles : Vous avez deux vaches. La Commission prend les deux, en tue une, trait l'autre, vous paie pour le lait, déverse ensuite le lait à l'égout.
  • CAC quarante : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une et forcez l'autre à produire le lait de quatre vaches. Vous êtes surpris quand la vache tombe raide morte.
  • PME française : Vous avez deux vaches. Vous vous mettez en grève parce que vous voulez trois vaches.
  • PME japonaise: Vous avez deux vaches. Vous les miniaturisez mais vous arrangez pour qu’elles produisent vingt fois plus de lait.
  • PME allemande : Vous avez deux vaches. Vous les restructurez pour qu'elles vivent 100 ans, ne mangent qu’une fois par mois ; vous les trayez ensuite une fois par heure.
  • PME russe : Vous avez deux vaches. Vous les comptez et découvrez que vous avez en réalité cinq vaches. Vous les recomptez et en obtenez 42, cette fois ci. Vous revérifiez : 12 vaches. Vous arrêtez de compter et ouvrez une autre bouteille de putinka*.
  • PME mexicaine : Vous pensez que vous avez deux vaches, mais vous ne savez pas à quoi ressemble une vache. Vous retournez faire votre sieste.
  • PME suisse : Vous avez 5000 vaches, dont aucune ne vous appartient. Vous facturez leur gardiennage.
  • PME brésilienne : Vous avez deux vaches. Vous créez une joint venture avec une société américaine. Bientôt, vous avez 1000 vaches et la société américaine se déclare en faillite.
  • PME indienne : Vous avez deux vaches. Vous leur apportez votre dévotion.

    * putinka : une vodka bien vue du pouvoir

*******

LE CHOIX DE REGIONALES (14/3/10)

*********

SERIEUX(12/2/10)

  • « C’est du sérieux ! ».
  • Suite aux récentes allégations de la presse francophone non française, l’expression est en passe de rebondir.
  • Déjà remis en selle en 2008, le mot a pris son autonomie et s’impose sous forme d’interrogation : sérieux ?
  • Familier des adolescents, sans doute ne demandait-il qu’à sortir du bois.
  • Voilà qui est fait : « sérieux ? » est en voie de remplacer la plupart de ses synonymes : je le crois pas, tu plaisantes, tu rigoles et autres ça va pas la tête…
  • Et du langage privé, il passe à celui de la vie publique.
  • Signe des temps, les frontières entre les vies privée et professionnelle, l’éphémère et le durable, le jeu et le sérieux, deviennent de plus en plus perméables.
  • Restent manifestement quelques cloisonnements médiatiques.

*******

PRINCIPE (14/1/10)

  • « C'est une question de principe ! »
  • L'efficacité outrepasse les principes. C'est la realpolitik.
  • Et pourtant, on les convoque sans cesse.
  • On refuse de payer in extenso un traducteur : question de principe (il a terminé en retard).
  • Ikea refuse une augmentation générale : question de principe (pourquoi pas dans le reste du monde ?).
  • On ne dérange pas un collaborateur le week-end : question de principe (la vie privée).
  • On refuse d'engager des surveillants : question de principe (menace de tache d’huile).
  • Les principes invoqués sont chaque fois d’inspiration et de portée différentes, mais la posture est la même : c’est parce qu’on manque d’arguments qu’on convoque
  • les principes pour justifier une attitude.
  • Et, loin de renforcer son autorité, celui qui se réclame d’une question de principe affiche en réalité une certaine fragilité.
  • En montant en épingle une réplique de Georges Frêche, Martine Aubry semble avoir créé un effet boomerang.
  • Mais attendons le 14 mars...

***********

MOUVEMENT SOCIAL (5/3/10)

  • Un mouvement social affectant nos services de distribution, nous ne sommes pas en mesure de vous livrer votre quotidien.
  • Nous avons consenti d’énormes concessions et espérons ainsi obtenir la levée de la séquestration la semaine prochaine.
  • Nous vous renouvelons nos excuses et vous prions, etc.

*****

BON SENS (9/2/10)

  • Auguste Detœuf (1883-1947), polytechnicien et ingénieur des Ponts et Chaussées est un des grands capitaines de l’industrie française entre les deux guerres.
  • Il préside notamment Alsthom de 1928 à 1940.
  • Mais c’est aussi un homme de réflexion.
  • En 1930, il publie les Propos d’O.L. Barenton, confiseur, un recueil de maximes imagées et de vérités éternelles de bon sens, dont plusieurs générations d’ingénieurs feront leur bréviaire.
  • Citations :
    « Ce n’est pas au bas du mur qu’on connaît le maçon ; c’est tout en haut. »
    « Logique et bon sens : un chef ».
    « Bon sens sans logique : un employé ».
    « Logique sans bon sens : une catastrophe. »
    Quod erat demonstrandum.

*******

RINGARD (3/3/10)

  • « Le ringard, c'est celui qui réussit à perdurer ».
  • Un tantinet goguenard, Gérard Depardieu assénait hier cette définition sur France-Inter.
  • Ce dont nous sommes sûrs, c'est que « ringard » n'est plus le tisonnier avec lequel on remue le charbon.
  • Le ringard, c'est désormais un mauvais acteur.
  • Un moteur de recherche (pris au hasard) nous éclaire :
  • C'est le mec rebeu qui a une crête à la place des cheveux, s'habille ultra moulant avec une ceinture D&G et qui roule en Golf TX.
  • C'est le Français de souche qui passe ses vacances à Marrakech avec une formule low cost.
  • C'est le Portugais qui met deux tiers de son salaire pour tuner sa voiture.
  • C'est le daron rebeu qui traîne sa remorque avec une bâche bleue et un coin de table qui dépasse.
  • C'est le renois qui s'habille en mode hip-hop (et qui n'est pas un sapeur).
  • C'est le céfran qui se la joue rebeu.
  • Si vraiment vous n'avez pas compris, voyez Franck Dubosc
  • Fuddy-duddy

*******

LA DANSE DES GENERATIONS : L'ORIGINAL (2/3/10)

  • Many many years ago, when I was 23
  • I was married to a widow who was pretty as can be
  • She had a grown-up daughter who had hair of red
  • My father fell in love with her and soon they too were wed
  • This made my Dad my son-in-law and really changed my life
  • Now my daughter was my mother, ‘cause she was my father’s wife
  • To complicate the matter, even though it brought me joy
  • I soon became the father of a bouncing baby boy
  • My little baby then became a brother-in-law to Dad
  • And so become my uncle, though it made me very sad
  • For if he was my uncle, then that also made him brother
  • Of the widow’s grown daughter, who was of course my stepmother
  • Father’s wife then had a son who kept them on the run
  • And he became my grandchild, for he was my daughter’s son
  • My wife is now my mother’s mothers and it makes me blue
  • Because although she is my wife, she’s my grandmother too
  • Now, if my wife is my grandmother, then I am her grandchild
  • And every time I think of it, it nearly drives me wild
  • ‘Cause now I have become the strangest case you ever saw
  • as husband of my grandmother, I am my own grandpa
  • It’s not funny, I know, but it really is so,
  • I’m my own grandpa!

    *******

    LA DANSE DES GENERATIONS (1/3/10)

Ecoutez le dernier tube en vogue au Texas.
Je vous en traduis les syllogismes :

  • Quand j'avais 23 ans, j'ai épousé une veuve.
  • Laquelle avait déjà une fille majeure,
  • Qui a vite tapé dans l'œil de mon père.
  • Ils se sont mariés, si bien que mon père est devenu mon beau-fils.
  • Donc ma fille est ma mère, puisqu’elle est la femme de mon père.
  • Comme j'ai eu un fils, il est de facto devenu le beau-frère de mon père.
  • Lequel devint mon oncle.
  • Ce qui ne l'empêchait pas d'être le frère de la fille de la veuve qui était ma belle mère.
  • De son côté, la femme de mon père eut un fils.
  • Qui devint mon petit-fils en tant que fils de ma fille. Mon épouse devenait alors la mère de ma mère.
  • Bénéficiant donc d'un double statut : mon épouse et ma grande mère.
  • Si bien que ma femme étant ma grand’mère, je me retrouve être son petit-fils.
  • In fine, en tant que mari de ma grand’mère, je suis donc mon propre grand père...

*******

Authored and hosted by EDIT Online - Copyright 1997-2013 Edit - Easy Does I.T. - Internet & Translation. All rights reserved.